Le ciel abandonné aux flots,La langueur immobile des heures passées,
Fixées entre eau-forte et vif-argent.
Photo Léonard Misonne
L'enfer de Brueghel,
Roulant ses pierres de folie,
Pépites de déraison.
Mon andrinople et ma garance,Mon alizarine, mon amarante,Mon absinthe et ma diaprée.
Équinoxe d'automne, semeur de bogues et de fleurs fanées,Pour qui, ma lumière,
Par la fenêtre tu t'es jetée.
Lyderic et Phinaert de Lille, Gayant, Binbin de Douai,Pierrot Bimberlot du Quesnoy et bon Jéhan de Calais.
Quelques vers stencilisés,
Déclamés avec sobriété
Sur papier glacé.
Au premier rangDe leur cinéma muet,Trois starlettes en instantané.
Echos des sonnailles,Les nuages passent en troupeauDans les rêves du berger.
Ô fleurs du ciel !Tombez en obscures nuéesAu point que la vieillesseEn perde son chemin.
Le vent se lève !… il faut tenter de vivre !L'air immense ouvre et referme mon livre,La vague en poudre ose jaillir des rocs !
À cloche-pied,
Sur la route de Misonne,
Entre lumières et ombres portées.
Promenade au bout du fard,Bleu battu d'écumeEt blanc bordé de guède.
La ligne était en fuite, courbée au bout de la rue.Devant la pierre qui défaille,
Plus de quartier.
Leur sort en est jeté
loin des tambours battants et des grands sorciers.
Psychédéliques et dévergondées,Elles taguent le haut du pavéEt roulent leurs mécaniques grippées..
Début du chemin,Appel de la pierre,Sous la musique des herbes chaudes.
Aux confins du minéral,Au revers du roc,L'appoggiature chromatique.
Le regard porté loinEn harmonie avec le ventComplice des lumières.
Au-delà des cimes,et délivré du ciel,l'éternel repos.
En eaux vives, en nous viventnos amours lustrales,
frémissantes et vivifiantes.